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jeudi 21 novembre 2013

Hongrie : Agression d'une famille rom dans un village

Vue de la maison après l'agression.
(Photo Friss Hu.)











La maison d'une famille rom a été attaquée, la semaine dernière, dans le village de Bögöt du comté de Vas, à l'ouest de la Hongrie. La famille était composée d' une veuve rom et de ses cinq enfants. Les fenêtres et les clôtures de la maison ont été fracassées, des pétards ont été lancés à l'intérieur de la maison . Terrorisée, la famille a fui le village pour se réfugier chez un parent. 
Avant cette agression, Roms et non-Roms vivaient paisiblement ensemble à Bögöt . C'est le premier cas d'un tel incident dans le comté de Vas, mais ce n'est pas un événement inhabituel en Hongrie. Un mouvement transnational a lieu à l'extrême droite, qui déferle à travers l'Europe centrale et orientale en constituant un réseau d'activistes qui cherche à répandre la terreur parmi les populations roms. Il s'agit bel et bien d'un problème européen qui appelle une réponse forte au niveau européen.
Cette volonté de terreur, en pleine croissance depuis peu, représente une menace manifeste pour la paix et la sécurité régionale et nécessité une réponse concertée, impliquant une plus grande coopération entre les gouvernements, les forces de police, les institutions judiciaires et les organismes de sécurité nationale.
Les grands médias jouent un rôle essentiel dans la perpétuation du cycle de préjugés, d'incompréhension et d'exclusion. Ils influencent les attitudes sociales en redéfinissant les perceptions de soi et des autres. Ils ont également le pouvoir de promouvoir l'intégration et la compréhension. La presse européenne renforce généralement les sentiments anti-roms, en renforçant les stéréotypes négatifs, à commencer par la criminalité imputable aux Roms. Le plus souvent, les populations roms y sont  présentées comme des victimes passives, exotiques et «différentes».
Cette représentation des médias- toujours négative et déséquilibrée - renforce l' anti-tsiganisme. Un récent sondage de l'Union Européenne indique qu'une majorité d'Européens pense que les Roms sont préjudiciables à la société. Les sources d'information, même bien intentionnées, présentent souvent des portraits stéréotypés et caricaturaux des Roms, générant une culture de la peur et un sentiment de panique qui entretiennent les pires préjugés.
Pour en savoir plus :

jeudi 14 novembre 2013

République tchèque, stop aux pogroms

  • Lundi 28 octobre
Photo Romove Radio Cz
Ostrava, République Tchèque : Malgré l'interdiction de la municipalité300 néo-nazis ont défilé ce lundi 28 octobre dans le centre-ville d'Ostrava, puis en direction du quartier de Prednadrazi, un quartier périphérique où une trentaine de tsiganes tentent de survivre sans eau ni électricité dans un ancien bloc de logements ouvriers, coincé entre voie ferrée et autoroute. Les manifestants hurlaient des slogans racistes, en appelant à la haine raciale, en particulier contre les Roms. Crane rasé et à l'aide d'un porte-voix, l'un des porte-paroles de la manifestation s'est adressé à la foule avec le discours habituel : « La République tchèque appartient aux Tchèques. Les minorités qui ne se comportent pas correctement n'ont rien à faire ici. Tous ces parasites qui n'arrivent pas à s'adapter sont des privilégiés et vivent aux crochets de notre communauté. » 
La marche des néo-nazis a été dissoute peu après 15 heures. Des groupes de plusieurs dizaines de manifestants ont néanmoins erré dans les rues, en direction des habitations roms. Ils étaient environ 70 aux alentours de la place Svatopluk Cech, prêts à l'affrontement quand un groupe de Roms s'est rassemblé à son tour pour marcher vers la place Svatopluk Cech, derrière une banderole où on pouvait lire « Stop aux pogroms, la haine n’est pas une solution ». Vers 16 h 45, 500 personnes, Roms et Tchèques se rassemblaient sur la place, obligeant les néo-nazis à battre en retraite.
Rappelons qu'Ostrava est la troisième ville de République Tchèque, située en Moravie-Silésie, à quelques kilomètres de la frontière polonaise. Depuis 2012, dans la même ville, plusieurs manifestations anti-Roms s'étaient terminées en affrontements avec la police.

mardi 12 novembre 2013

Appels aux pogroms en Serbie

Zemun Polje, Serbie : Suite à un article de presse paru le 30 octobre dans le journal Vecernje Novosti, pour annoncer le retour de la gale à l'école du village tout en accusant les enfants roms d'être le vecteur de l'épidémie, 200 habitants du village ont défilé dans les rues ce dimanche 5 novembre, tout en criant des slogans racistes et en appelant au pogrom en direction du quartier tsigane. "Tuez-les ! Tuez-les ! Et qu'il ne reste plus un Tsigane !" , "On va tous vous exterminer !", tels étaient les slogans des manifestants, qui ont pu défiler dans le village sans être inquiétés par la police locale.
Le Centre régional pour les droits des minorités a indiqué que depuis la parution de l'article, la violence n'a pas cessé d'augmenter au sein du village, jusqu'à l'agression de plusieurs Roms par une bande de jeunes racistes, qui en appelaient au lynchage.
Merci à Minur Skenderovski de nous avoir transmis ces informations.

  • Article de Blic Online du 5 novembre 2013 (en croate)
  • Article de Vijesti. in. rs du 5 novembre 2013 (en croate)